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La fièvre monte à El Pao

1959

Cinéma

France, Mexique

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Une dictature, une belle veuve, un méchant gouverneur... Une "mexicanerie" de Luis Buñuel, avec Gérard Philipe dans son dernier rôle.

Le gouverneur de l’île-prison d’Odeja est assassiné en plein discours. À El Pao, la capitale, son secrétaire Ramón Vázquez assure l’intérim. Il en profite pour améliorer la condition des détenus et… avoir une aventure avec la veuve de son ancien patron, Inés. Mais l’arrivée de son successeur, Alejandro Gual, indifférent au sort des prisonniers et qui convoite également la belle, contrecarre ses plans. Alors que le nouveau gouverneur organise la répression, Inés convainc Ramón de réagir en prenant la tête de la rébellion…

Réformiste
Œuvre méconnue de Luis Buñuel, La fièvre monte à El Pao s’inscrit dans la période mexicaine du réalisateur, amorcée en 1947 avec Gran Casino, à laquelle succédera le retour en Europe marqué par les succès, entre autres, de Viridiana ou de Belle de jour. Buñuel situe l’action dans un pays imaginaire d’Amérique latine pour mieux dénoncer l’oppression dans sa globalité. Gérard Philipe, qui mourra brutalement peu de temps après le tournage, incarne un idéaliste prêt à tous les sacrifices pour faire triompher ses idées progressistes. Aux côtés de la sensuelle María Félix, l’acteur sert avec fougue ce réquisitoire politique à l’atmosphère suffocante.

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