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Du rififi chez les hommes

2021

Patrimoine

France

1avis

Un cambriolage réussi tourne à la catastrophe. Avec Jean Servais, ce film virtuose et noir de Jules Dassin culmine dans deux séquences d’anthologie.

Après cinq ans de prison, Tony "le Stéphanois", miné par la tuberculose, retrouve la liberté. Pour reconquérir son ex-petite amie, “à la colle” avec un autre caïd, il accepte le coup que lui propose ses amis Jo le Suédois, Mario et César : le cambriolage d’une bijouterie parisienne. Préparé dans ses moindres détails, le casse réussit au-delà des espérances. Mais une erreur va mettre une bande rivale à la poursuite du quatuor.


En 1954, Jules Dassin se venge. Chassé de Hollywood par le maccarthysme (il a été dénoncé par le réalisateur Edward Dmytryk), il “emprunte” aux codes du film noir américain pour réaliser une de ses plus belles œuvres. Est-ce un hasard s’il s’attribue le rôle de César, le pilleur émérite de coffre-fort ? Si l’ombre de Quand la ville dort plane sur Du rififi..., si Jean Servais et sa voix caverneuse peuvent évoquer Humphrey Bogart, c’est en tout cas un petit bijou que le cinéaste cisèle pour son nouveau pays d’adoption. Magnifiée par un noir et blanc scintillant, la virtuosité de sa mise en scène trouve sa plus belle expression dans deux scènes d’anthologie : le cambriolage (vingt-huit minutes sans une seule parole) et la séquence finale, course-poursuite contre le temps, incandescente et orgasmique échappée de cinéma, comme libérée de toute entrave – du Godard avant l’heure. Ce joyau du film noir aurait influencé le Melville du Deuxième souffle.

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