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La Vénus à la fourrure

2013

Contemporain

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Récompenses : César 2014 - César du Meilleur réalisateur (Roman Polanski)

Entre la comédienne en retard à un casting et le metteur en scène blasé, le rapport de force s'inverse, au profit de la première. Un savoureux huis clos sado-maso, manigancé par un Roman Polanski malicieux.

Excédé par une journée de casting infructueuse, Thomas a hâte de rentrer chez lui. Échevelée et court vêtue, Vanda surgit sur fond d'orage et le supplie de la laisser auditionner malgré un retard effarant. Le metteur en scène finit par céder devant son culot et lui donne la réplique. Vanda prend alors la situation en main. La pièce qu'ils interprètent explore une relation sulfureuse entre un gentilhomme et une jeune fille dominatrice. Malgré son ignorance affichée, Vanda, qui joue à la perfection, semble maîtriser ce sujet sulfureux.

Délices de l'avilissement
L'énigmatique Vanda peut aussi bien apparaître comme une femme libérée (et rouée) que comme le fantasme d'un metteur en scène. Les frontières entre théâtre et réalité s'estompent dans ce huis clos adapté de la pièce de David Ives, elle-même inspirée du roman de Sacher-Masoch – l'homme qui donna un nom au sadomasochisme. Celui-ci explorait, avec un soupçon de misogynie d'époque, les délices de l'avilissement. L'œil charbonneux, sexy en diable, Emmanuelle Seigner fait preuve d'un abattage impressionnant face à Mathieu Amalric fin et juste, sachant se rendre ridicule en restant émouvant. Ce duel cinématographique aussi drôle que troublant semble amuser un Polanski malicieux, dont on sent aussi le regard amoureux sur son épouse et muse.

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