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Le désordre et la nuit

1958

Classique

France

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Enquêtant sur un meurtre, un inspecteur vieillissant tombe sous le charme d'une jeune toxicomane. Un bijou de film noir.

L'inspecteur Vallois enquête sur la mort du tenancier d'une boîte de nuit. Il fait passer un interrogatoire à la petite amie de celui-ci, la jeune Lucky Fridel. Malgré leur différence d'âge, il tombe amoureux de cette belle junky, une jeune héritière perdue, qui se prostitue en échange de doses de morphine. Au cours de ses investigations, il croise la retorse Thérèse Marken, une pharmacienne qui semble avoir joué un rôle trouble dans l'affaire.

 

Plus que par son intrigue policière sommaire, ce film noir de Gilles Grangier – cinéaste éreinté à l'époque de la Nouvelle Vague, et réhabilité depuis –, séduit avant tout par sa fragile idylle et son atmosphère vénéneuse. Traversé de belles voitures américaines, le Paris nocturne des années 1950 et ses lieux de perdition jazzy forment un superbe écrin pour la liaison entre cet inspecteur d'âge mûr et sa belle. Perdant un peu de sa superbe avec l'âge, Gabin laisse entrevoir sa tendresse et sa vulnérabilité, ce qui sert le film. La belle Nadja Tiller, ex-miss Autriche, compose une fascinante Lucky. Quant à Danielle Darrieux (Thérèse Marken), elle se livre à une étincelante passe d'armes avec Gabin, grâce aux dialogues acides ciselés par Michel Audiard.

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