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À peine j'ouvre les yeux

2015

Drame

Tunisie

0avis

Récompenses:

72 Mostra de Venise – Venice Days PRIX DU PUBLIC  PRIX LABEL EUROPA CINÉMAS 
Festival international du film de Toronto – Contemporary World Cinema 
Festival international du film francophone de Namur BAYARD D’OR DU MEILLEUR PREMIER FILM
Festival de Saint-Jean de Luz PRIX DU PUBLIC, PRIX DU JURY, PRIX DE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE

Une toute jeune et talentueuse chanteuse de rock perd ses illusions dans un Tunis sous tension... Sensuel et nerveux, le premier long métrage de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid ("Une histoire d’amour et de désir", 2021). 

Tunis, 2010. À 18 ans, Farah, bac en poche, croque la vie, pleine d’espoirs et de désirs. Si sa mère, infirmière, la destine à des études de médecine, elle est plus tentée par la psychologie, avec l’assentiment de son père ingénieur, relégué loin de la capitale pour avoir refusé de prendre sa carte du parti de Ben Ali. Mais en ce début d’été, Leyla a la tête ailleurs. Fraîchement choisie comme chanteuse d’un groupe de rock, elle découvre l’amour, la création et la transgression auprès de Borhène, oudiste et auteur-compositeur. Une euphorie troublée par le conflit avec sa mère et un climat politique délétère.   

 

Forces antagonistes 

Avec ce premier long métrage en état de grâce, Leyla Bouzid (Une histoire d’amour et de désir) imprimait déjà la marque de son cinéma, entre énergie brute et maîtrise virtuose de la caméra. À travers les passions et tourments de sa puissante héroïne (la solaire Baya Medhaffar), la réalisatrice brosse le portrait d’une génération dont les rêves de liberté se fracassent contre les murs policiers du régime agonisant de Ben Ali, en même temps qu’ils se perdent dans les errements d’une société déchirée par des forces antagonistes. Si Farah, qui trouve sa place dans un groupe de rock aux membres issus de la bourgeoisie, est grisée par le pouvoir de la création, le bohème Borhène, dont elle s’éprend, tente malgré tout de redéfinir le territoire de son émancipation. Dans ce cruel apprentissage des nuances, qui va la conduire brièvement en enfer, la jeune rebelle comprend aussi que sa mère, inquiète et répressive, cherche d’abord à la protéger de désillusions qu’elle-même a éprouvées. Emmenée par la superbe musique du groupe, entre rock alternatif et tradition, signée Khyam Allami, une plongée sensuelle et sans angélisme dans la Tunisie de l’avant-Révolution du jasmin, qui garde toute son acuité. 

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