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Shortbus

2006

Érotique

Etats-Unis

8avis

Sofia est sexologue et n'a jamais connu l'orgasme. Avec son mari Rob, elle simule le plaisir depuis des années. Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l'aider... INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS

Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments. Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s'expriment toutes les sexualités.
Parmi les patients de Sofia, James et Jamie sont un couple gay qui tente d'ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb...

 

La critique des Fiches du Cinéma

Ça commence par un voyage au cœur de New York. La caméra vole au-dessus d'une maquette animée de la ville, et s'introduit dans quelques appartements : dans l'un, un couple essaie toutes les positions du kama-sutra, dans toutes les pièces de la maison ; dans un autre, un homme se fait une auto-fellation ; et dans un dernier, une femme fouette un jeune homme qui éjacule sur un tableau de Pollock. Voilà : ça commence comme ça, le décor est planté. Tous vont se retrouver dans un même lieu, le Shortbus, une sorte de café littéraire et artistique, où est, en plus, proposé le plaisir des corps. La liberté qui émane du deuxième film de John Cameron Mitchell (après Hedwig and the Angry Inch) provient autant de la forme que de son sujet, entre lesquels il parvient à établir une perpétuelle correspondance. Autrement dit, le sexe est montré de façon directe, mais il n'est jamais pornographique (dans le sens de "vulgaire"). Le sexe pose ici pour chaque personnage un problème (la recherche de l'orgasme, la réminiscence d'un abus, la définition du plaisir), mais il n'est pas un problème à cacher ou à taire. Au contraire, la caméra se fait légère, même quand les thèmes abordés ne le sont pas. Il y a du plaisir dans ce film, chose si rare lorsque le cinéma s'attaque à la sexualité. On peut reprocher pourtant à Shortbus de recourir un peu trop à la psychologie ou de cantonner ses personnages dans un univers new-yorkais gay et underground, mais l'énergie qu'il dégage dépasse ces restrictions. Mitchell réussit à transmettre l'idée que le sexe peut sortir du tabou dans lequel nos sociétés s'échinent à le confiner.Ch.R.

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