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Ombline

2012

Cinéma

Belgique, France

33avis

À travers le combat d’une détenue éperdue d’amour pour son fils né en prison et placé par l'administration, un mélo poignant, porté par une Mélanie Thierry incandescente.

Après avoir perdu son compagnon dealer lors d’une arrestation musclée, Ombline Morin, 20 ans, au bord du désespoir, découvre en prison – où elle purge une peine de trois ans pour agression envers un policier – qu’elle attend un enfant. Un fils, Lucas, auquel elle s’accroche bientôt de toutes ses forces et de tout son amour dans un élan de survie. Mais comme l’exige la loi, le petit garçon lui est retiré quand il a 18 mois pour rejoindre une famille d’accueil. Commence alors pour la jeune maman, entre rage et espoir de le retrouver, violences et solidarités carcérales, un long combat pour convaincre le juge qu’elle est digne d’en assumer la garde à sa sortie.

Amour fou
Au-delà de l’âpre chronique carcérale, avec son lot de matonnes amères, de codétenues sadiques et d’aberrations judiciaires, ce premier long métrage de Stéphane Cazes s’impose d’abord comme un bouleversant portrait de jeune mère. Celui d’une madone moderne qui jamais n’abandonne et dont l’amour fou pour son fils, jusqu’au vertige, infuse le film d’une délicate sensualité dès la première scène, quand elle conte à l’enfant qu'elle berce l’histoire de l’arche de Noé. Un prélude biblique à son douloureux parcours initiatique, jalonné d’épreuves et de brèves embellies, de haines tenaces, d’amitié et de traîtrise. Incandescente dans la fureur comme dans la douceur, la fragilité et la force, la très inspirée Mélanie Thierry, que le jeune cinéaste ébloui filme ici au plus près, tend ce mélo vers une grâce d’autant plus touchante qu’elle est saisie dans le décor glaçant de l’univers pénitentiaire.

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