à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater

La nuit des morts-vivants

1970

Grands auteurs

Etats-Unis

4avis

Le premier film d'horreur moderne de l'histoire du cinéma !

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara." La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison. Elle est bientôt rejointe par Ben, un homme qui lui aussi cherche un abri.

 

Stylistiquement, "La nuit des morts vivants" s'inscrit dans la lignée du cinéma-vérité. Pour des raisons économiques, l'image est en noir et blanc. L'action se déroule dans un décor unique, le son est pris sur le vif, le cadrage serré, la caméra portée à l'épaule. Le montage et la musique sont discrets mais efficaces. Les acteurs miment le souffle de la vie et puisent au fond d'eux-mêmes leurs émotions, comme l'enseignait l'Actor's Studio. George A. Romero exhume une forme devenue banale - le huis clos - en prenant à contre-pied les attentes du spectateur. Il n'y a pas de romance entre Ben et Barbara, pas de plan d'attaque pour combattre les morts vivants revigorés par un nuage de radiations. Ces derniers sont (presque) relégués à l'arrière-plan, tandis que le conflit entre les personnages nourrit l'action. Le mordant du réalisateur de Zombies se dévoile à travers quelques scènes cruelles et ironiques. Réalisé en 1968, le film eut un succès immédiat et fut même présenté quelques années plus tard au Moma (Museum of modern art) de New York. Cette intrigue paranoïaque, épopée horrifique dont le héros principal est un Noir, se faisait l'écho des préoccupations politiques de son temps. Aujourd'hui, le statut des personnages, les morts décervelés et les médias bavards continuent de surprendre et d'intriguer. Romero a établi les conventions d'un genre. Son film, maintes fois copié et réadapté, reste une référence.

Vous aimerez peut-être aussi...