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Lettre d'une inconnue

1948

Cinéma

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L’obsession amoureuse d’une femme qui se déclare enfin à la veille de sa mort. Adapté de la célèbre nouvelle de Stefan Zweig, l’un des plus beaux films de Max Ophüls.

Vienne, vers 1900. À la veille d’un mystérieux duel qui semble s’annoncer fatal pour lui, Stefan Brand, un célèbre pianiste, reçoit une lettre d’une femme inconnue. Lisa Berndle, son auteure, y retrace l’amour fou qu’elle lui a secrètement voué toute sa vie. Une longue et bouleversante confession dans laquelle elle évoque aussi les rares étreintes et brefs éclats de vie que l’indifférent lui a concédés. De ces furtives unions est né un enfant, qui n’a pas survécu au typhus. Elle lui écrit à la veille de sa propre mort..
Amours muettes et aveugles
Pour son second film américain, Max Ophüls réussit la prouesse d’adapter librement le chef-d’œuvre de Stefan Zweig, tout en préservant son extraordinaire délicatesse. Dans l’atmosphère en noir et blanc de la Vienne du début du siècle dernier, superbement reconstituée sous la lumière des studios, se déploie ainsi toute la dimension romanesque de Lettre d’une inconnue. À travers le récit tragique – et fantomatique – de cette histoire d’amour, obsession muette d’une part, oubli aveugle de l’autre, le cinéaste retrace avec une infinie douceur le parcours de ces deux héros sacrifiés, qui s'obstinent l’un et l’autre à fuir le bonheur. Le bellâtre séducteur (Louis Jourdan) est abusé par son orgueil égocentrique, l’amoureuse (Joan Fontaine) par le fantasme de sa passion absolue. Des âmes fragiles, dont Max Ophüls s’emploie à éclairer toute la profondeur des sentiments.

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