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Les garçons sauvages

2018

Drame

France

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Récompenses:

Festival du film Nuits noires de Tallinn : Prix Rebel
Festival du nouveau cinéma de Montréal : Grand prix des Nouveaux alchimistes
FIFIB Bordeaux : Grand prix compétition internationale et Prix Erasmus-jeunesse
Festival Entrevues de Belfort : Prix Gérard Frot-Coutaz
Festival d'Istanbul : Grand prix
Festival du film de Séville : Grand prix
Prix Louis-Delluc du premier film 2018, ex-æquo avec Jusqu'à la garde

Ils sont cinq, fils de bonne famille décadents et voyous en roue libre. Lors d’une performance théâtrale imbibée d’alcool, ils violent et tuent une professeure de français.

Mais face au procureur, ils plaident l’accident. Espérant les rééduquer, leurs parents les confient à un capitaine aux méthodes extravagantes. Enchaînés sur son voilier comme des bêtes sauvages, ils restent à la merci du marin libidineux. L’équipage accoste sur une île étrange, où la végétation luxuriante s'avère une bienfaitrice sexuelle...

Joie primitive

De la sidération : cet incroyable conte onirique pour adultes passe raison et morale à la lessiveuse d’un imaginaire profus et d’une énergie débridée. Dans ce film-monstre à l’ambivalence joueuse, tout se transforme, s’écoule, se décuple, s’expérimente dans un défoulement pulsionnel adolescent, un pogo cinéphilique où s’entrechoquent fantasmes, provocations et références cinématographiques, de F.J. Ossang à Fassbinder en passant par Hitchcock, Argento ou Fritz Lang. Geste libérateur, trouée fantastique dans un cinéma français parfois trop sage, Les garçons sauvages hypnotise par ses fulgurances et son esthétique radicale et par un splendide noir et blanc tirant sur celui de La nuit du chasseur, grevé d’hallucinations en couleurs et de trucages qui renvoient à l’insouciance primitive du cinéma. Bertrand Mandico signe pour son premier film un manifeste féministe : ses cinq garçons sont androgynes, joués par des actrices, et se transforment en femmes. “L’avenir est femme, l’avenir est sorcière”, entend-on. Un étrange élixir, vraiment. 

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