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Léon Morin, prêtre

1961

Grands auteurs

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Récompenses:

Grand prix, Mostra de Venise 1961

Emmanuelle Riva et Jean-Paul Belmondo s'affrontent sur le terrain de la séduction et de la foi dans un film fascinant signé Melville.

Une petite ville française sous l'Occupation. Barny, qui élève seule sa fille, est correctrice dans une école par correspondance. Attirée par la jolie secrétaire, cette communiste convaincue décide un jour, par dérision, de provoquer un prêtre qui officie dans la bourgade. Jeune, intelligent, progressiste, le père Léon Morin la trouble par sa foi inébranlable et par son charme. Prise à son propre piège, Barny l'accepte comme directeur de conscience...


Avec, en toile de fond, une province étriquée, partagée entre résistance passive et collaboration, la fascination éprouvée par Barny pour l'homme autant que pour sa foi constitue le fil conducteur du film. Placé sous le signe de la transgression, le désir de la jeune femme passe de sa collègue à la personne du prêtre. Mais le lien intellectuel passionné qu'elle noue avec Léon Morin, l'attirance ambiguë consciemment suscitée par ce jeune homme pour attirer les femmes qui l'entourent du côté du "bien" et la force morale qui le porte contribuent à donner à ce film une beauté et une liberté étonnantes – renforcées par le jeu incandescent de deux acteurs eux aussi en état de grâce.