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Le Mystère Jérôme Bosch

2016

Beaux-arts

France

4avis

Ecrivains, aristes et chercheurs reviennent sur le "Jardin des délices", l'une des oeuvres les plus fascinantes et poétiques de l'histoire de l'art. 

500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, l’un des plus grands peintres flamands continue à intriguer avec une oeuvre aussi fascinante qu’énigmatique, aux interprétations multiples. A travers « Le Jardin des Délices », historiens de l’art, philosophes, psychanalystes en cherchent le sens et rendent un hommage vibrant à un artiste qui défie le temps.

 

Réalisé en 2016, pour la grande exposition consacrée par le musée du Prado, cinq cents ans après la mort de Jérôme Bosch, né Jheronimus Van Aken vers 1450, ce documentaire choisit d'évoquer le peintre au travers de l'une de ses créations les plus extraordinaires : le triptyque du Jardin des délices, l'une des œuvres phares du musée madrilène. Peinte à une date inconnue – car on sait peu de choses de celui qui emprunta son nom d'artiste à sa ville natale, Bois-le-Duc, en néerlandais Hertogenbosch –, cette œuvre foisonnante et énigmatique, qui a passionné des générations d'exégètes, montre le paradis et l'enfer, encadrant un monde en partie fantasmagorique, où l'humanité se livre à la poursuite du plaisir.

 

Le réalisateur José Luis López-Linares la confronte à des artistes plasticiens (Miquel Barceló, Cai Guo-Qiang, Isabel Muñoz…), des écrivains (Salman Rushdie, Orhan Pamuk, Michel Onfray, Cees Nooteboom…), des musiciens (Renée Fleming, William Christie, Ludovico Einaudi, la chanteuse espagnole Silvia Pérez Cruz...), mais aussi des historiens de l'art, comme Reindert Falkenburg, grand spécialiste de Bosch, qui a suggéré l'idée du film. Établissant aussi des liens avec l'art médiéval "précartésien", comme la tapisserie de La demoiselle à la licorne, et avec d'autres chefs-d'œuvre du maître flamand, il nous plonge au cœur du tableau, avec à la clé un fascinant paradoxe. Plus nous sont révélés d'indices et de détails sur le triptyque, plus son mystère semble intact, inépuisable.

Un voyage savant et ludique, bercé de musiques célestes (comme le très bel aria du "Notre-Père" d'Arvo Pärt), qui parvient à transmettre un mystère plus grand encore que son objet : le plaisir suscité par la contemplation artistique.

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