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Le Septième Juré

1962

Patrimoine

France

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Un pharmacien sans histoire assassine une prostituée pour échapper au néant de sa vie provinciale. Une réflexion noire sur la solitude et la petitesse des "bonnes gens", menée par un Bernard Blier magistral.

Grégoire Duval, pharmacien respectable, passe son dimanche en famille, aux abords d'un lac. Lors de sa promenade digestive, il aperçoit une jeune prostituée qui bronze seins nus, seule sur une petite plage. Il l'étrangle. En un instant, le petit pharmacien sans histoire devient un assassin. Étonné de n'éprouver ni peur ni remords, Duval reprend sa vie monotone, entre sa boutique et les soirées en compagnie des notables de la ville. Quelques jours plus tard, le pharmacien apprend que la police a arrêté un suspect, et qu'il est sur la liste des jurés pour le procès aux assises. Grégoire Duval met toute son énergie à prouver l'innocence de l'accusé, puis finit par se dénoncer. Mais personne ne le croit.

Solitudes
Avec Le septième juré, Georges Lautner aurait pu faire un film policier. Au lieu de cela, le réalisateur signe une réflexion splendide sur l'enfermement des vies de province, la lente dérive des hommes sans aspérités et leur solitude inhérente. Les plans longs de ruelles vides, les petites conversations des notables de la ville, tout transcrit à merveille la torpeur effrayante des bonnes sociétés provinciales, que seul le meurtre parvient à réveiller. Une œuvre noire et puissante sur la condition humaine et l'aveuglement des "bonnes gens", incapables d'admettre que l'un des leurs ait pu s'affranchir du carcan social qui les enchaîne tous. Avec un excellent Bernard Blier.

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