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Le hasard

1984

Drame

Pologne

0avis

Trois versions du destin d’un jeune homme indécis suivant qu’il prend ou rate un train.

À la mort de son père autoritaire, Witek Dlugosz, 24 ans, interrompt ses études de médecine et cherche une nouvelle raison de vivre. À partir d’un même préambule – Witek, en retard à la gare, court sur le quai –, le film décline trois scénarios : le jeune homme arrive à monter dans le train ; il est empêché dans sa course par un employé des chemins de fer ; il manque le départ et se résigne à rester chez lui. Ce hasard détermine ainsi trois options de vie : un engagement au sein du Parti communiste, ou en faveur d’un groupe d’opposition lié à l’Église, ou encore une priorité donnée aux vies professionnelle et privée.

 

Destin totalitaire
Considéré par les spécialistes de Krzysztof Kieslowski comme le plus personnel et le plus profond de ses films, "Le hasard" se regarde comme une fable à la fois ludique (le dispositif en trois parties) et dramatique (la Pologne des années 1980 est cadenassée et le personnage meurt... parfois). Le cinéaste réfléchit avec force au poids de la destinée et aux choix de vie : l’individu change-t-il au gré des circonstances ou possède-t-il une identité profonde et inaliénable ? Interrogeant la puissance du libre arbitre dans un État totalitaire (mais aussi la fragilité des convictions humaines), Kieslowski esquisse un portrait pessimiste d’une Pologne étouffante et mutique. Ce regard sans concession dérangea le pouvoir du général Wojciech Jaruzelski, qui censura le film pendant six ans.

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