

L'amant de cinq jours
Metadata du programme
- Comédie•
- Cinéma•
- Drame•
- Classique•
- Italie•
- France•
- 1h22•
- 1961•
- VF
Description du programme
Une comédie douce-amère signée de Broca sur l’amour et la fidélité, qui se déroule dans l’univers de la haute couture des années 60 avec un casting d'exception.
Lors de la présentation de la nouvelle collection de haute couture de son amie Madeleine, Claire, mariée et mère de deux enfants, tombe sous le charme d’Antoine, avec lequel elle entame une liaison passionnée. D’origine anglaise, elle se prétend femme de diplomate alors que Georges, son époux, exerce le métier d’archiviste. Antoine, de son côté, s’invente une fortune à laquelle il ne goûte que grâce à son autre maîtresse. Or il se trouve que celle qui l’entretient n’est autre que Madeleine. Laquelle, une fois quittée et ayant découvert le pot aux roses, réunit l’amant, la femme et le mari lors d’une réception dans sa somptueuse demeure…
Mirages éphémères
Après Les jeux de l’amour et Le farceur, ses deux premiers longs métrages, Philippe de Broca poursuivait sur sa lancée en 1961 avec cette comédie sentimentale adaptée d’un roman de Françoise Parturier. Mais si le film conjugue embrasements romantiques et drolatiques scènes de vaudeville, il donne aussi lieu à une épatante étude de caractère, les protagonistes se révélant à mesure que l’intrigue se complexifie. Micheline Presle, en femme de tête bientôt abandonnée, le séducteur Jean-Pierre Cassel et François Périer dans le costume du mari trompé, lucide mais infailliblement heureux, lui prêtent tout leur talent. Jean Seberg, quant à elle, imprime de frémissantes nuances à son personnage de mythomane fragilement affranchie des conventions, tenue de rêver pour se sentir exister. "L’amour est un mensonge, une bulle ; quand elle touche terre, c’est fini", assène-t-elle dans la dernière partie, mélancolique, de ce marivaudage plus subtil qu’il n’y paraît.