

Irma Vep
Metadata du programme
- Tout public•
- Drame•
- Cinéma•
- France•
- 1h34•
- 1996•
- VF
Description du programme
Une variation moderne sur les fameux "Vampires" de Louis Feuillade... Fascinante égérie, Maggie Cheung inspire à Olivier Assayas une vertigineuse immersion au cœur du cinéma d'auteur.
Maggie Cheung, star du cinéma asiatique, débarque à Paris pour jouer dans un remake des Vampires, la célèbre série réalisée par Louis Feuillade entre 1915 et 1916. René Vidal, le réalisateur, hanté par le fantôme de Musidora, voit en Maggie la seule actrice digne de reprendre son rôle et de donner vie à une Irma Vep (l'anagramme de "vampire") moderne. Mais dès le début du tournage, il doute de son projet…
Gracieuse silhouette moulée de latex noir, étonnante version moderne de la Musidora des Vampires de Louis Feuillade, Maggie Cheung, qui deviendra par la suite la compagne d'Olivier Assayas, aimante cette Nuit américaine revisitée. Car, comme le film de Truffaut, Irma Vep montre les coulisses d'un tournage, avec pour particularité, cette fois, de tenter de capter l'alchimie qui donnera ou pas vie aux images. À travers le regard candide du personnage de Maggie, patiente égérie venue de la pragmatique Hongkong, on observe les coutumes étranges – désorganisation, ragots, hystérie, panne d'inspiration mais aussi exigence et sensibilité – du cinéma d'auteur français, qu'Assayas rudoie avec une tendresse de fils prodigue. Un art qui tourne en circuit fermé, ressasse ses obsessions, et cherche désespérément du sang frais. En mouvement perpétuel, la jeunesse parisienne, sujet de prédilection d'Olivier Assayas, injecte d'ailleurs sa verve et sa vitalité au film, de troquets en raves, à travers le personnage de Zoé, la costumière délurée, interprétée avec fougue par Nathalie Richard. Le final, ultime pied-de-nez du réalisateur René Vidal, vient, lui, montrer avec panache que ce cinéma en apnée parvient à se recréer sans cesse.
Version restaurée