

Conte d'hiver
Metadata du programme
- Tout public•
- Drame•
- Cinéma•
- France•
- 1h49•
- 1992•
- VF
Description du programme
Limpide et simple comme Félicie, son personnage principal, un conte de Rohmer qui parle de foi et du grand amour.
Lors d'un été en Bretagne, Félicie a rencontré Charles et ils se sont aimés. Sur le quai de la gare où ils se séparent, elle confond Courbevoie et Levallois en donnant son adresse. Charles ne peut plus la retrouver, et il disparaît de sa vie - lui laissant sans le savoir une fille. Cinq ans plus tard, Félicie est à moitié installée en banlieue ouest, chez son copain Loïc, bibliothécaire. Mais elle est souvent chez sa mère, qui vit en banlieue sud et à qui elle a confié sa fille Élise. Elle travaille à Belleville, dans le salon de coiffure de Maxence, qui est en train de quitter sa femme pour elle. Le souvenir de Charles la hante toujours ; parfois, elle croit le voir dans la rue. Un peu pour fuir son image, et parce qu'elle n'est pas vraiment bien avec Loïc, trop "intellectuel" pour elle, elle accepte de suivre Maxence à Nevers, où il va ouvrir un nouveau salon…
Jeu de l'amour et du hasard
Levallois et Courbevoie, ça ne se ressemble pas, et pourtant, dans l'émotion du départ, Félicie les a confondus. À peine a-t-elle rencontré l'homme de sa vie qu'elle le perd. Mais elle ne l'oublie pas. "J'ai cru apercevoir Charles dans la rue", explique-t-elle à Loïc en le quittant pour Maxence, qu'elle ne tarde pas à laisser en plan lui aussi. Tout le monde s'accorde à trouver son comportement extravagant. Mais aux raisonnements de son entourage, Félicie oppose une certitude tranquille, presque mystique. Sans le savoir, elle réinvente à sa manière le pari de Pascal : "Vivre avec l'espoir est une vie qui en vaut bien d'autres", réplique-t-elle aux objections de Loïc. D'ailleurs, le Conte d'hiver de Shakespeare, qu'il l'emmène voir au théâtre, la confirme dans son opiniâtreté : ce roi, à force d'y croire, a bien fini par faire revivre sa femme disparue. Nous finissons par y croire, nous aussi. "Le cinéma est incontestablement plus un art de l'intuition que du raisonnement (…) Rien ne sert de raisonner là où il faut sentir", estime Éric Rohmer, à l'instar de Félicie, incarnée avec un grand naturel par Charlotte Véry.
Festival International du Film de Berlin 1992 - Prix FIPRESCI
Festival International du Film de Berlin 1992 - Compétition officielle