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Claude Sautet, le calme et la dissonance

2020

Histoire du cinéma

France

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Riche d'archives inédites, un portrait touchant de Claude Sautet et de son rapport intime au cinéma.

"J'étais un enfant timide", confie-t-il. Ce tempérament introverti l'a rendu observateur.

Né à Montrouge en 1924, Claude Sautet a grandi dans la classe moyenne, sujet de tous ses films, auprès d'une mère et d’une grand-mère drôles et cultivées. Son père, absent et volage, s'épanouit en tenant un bar, un lieu de convivialité central dans sa filmographie.

Au pensionnat, Sautet devient soliste à la chorale, s’éveillant à une sensibilité musicale qui façonnera sa direction d'acteur millimétrée. Il débute au cinéma sous l'impulsion de Lino Ventura, avec qui il tourne Classe tous risques. Mais deux échecs consécutifs découragent ce grand anxieux. De 1968 à 1971, Claude Sautet, surnommé "le ressemeleur", retape les scénarios bancals. Il revient à laréalisation avec la complicité du scénariste Jean-Loup Dabadie, nouant une collaboration passionnée avec Romy Schneider et formant autour de lui une bande de truculents comédiens, de Piccoli à Montand.

Peintre subtil des années 1970-1980, Claude Sautet, revenu du stalinisme mais toujours à gauche, porte un regard lucide sur la société. Mais des Choses de la vie à Nelly et monsieur Arnaud, ses films s'intéressent avant tout aux passions humaines et aux relations tumultueuses entre hommes et femmes.  

Dilemmes amoureux 

Puisant son matériau dans des archives parfois inédites, ce film donne la parole à Sautet et ses proches : Lino Ventura, Romy Schneider, Michel Piccoli… L'évocation de ses longs métrages permet de retracer les grands moments de sa vie, César et Rosalie renvoyant à ses dilemmes amoureux, le héros manipulateur de Max et les ferrailleurs fustigeant les "théoriciens" qui conduisirent Sautet à rompre avec le communisme. 

 

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