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Baghdad Central

2019

Séries

Royaume-Uni

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Dans l’Irak occupé, un ex-inspecteur accepte de travailler pour la coalition menée par les États-Unis dans l’intérêt de sa famille. Sur fond de délitement du pays, de corruption et de luttes d’influence, une série noire et corsée.

Octobre 2003. Après la chute de Saddam Hussein, l’Irak est occupé par la coalition dirigée par les États-Unis. À Bagdad, l'ex-inspecteur Muhsin Kadr al-Khafaji, hanté par la mort de sa femme et de son fils − un dissident assassiné sous le régime baathiste −, élève seul sa cadette Mrouj, atteinte d’une affection des reins, et son aînée étudiante, Sawsan, qui soudain disparaît. Quand Frank Temple, un ancien officier de Scotland Yard, fait appel à lui pour reconstituer la police irakienne, Khafaji hésite à collaborer, avant d’accepter pour avoir accès à la "zone verte" sécurisée dans l’espoir d’y voir sa fille Mrouj hospitalisée.

 

Opacité

Adaptation par Stephen Butchard (The House of Saddam) d’un roman d’Elliott Colla, un expert américain du Moyen-Orient, Baghdad Central met en scène le sinueux combat d’un inspecteur pour sauver sa famille, au lendemain de l’invasion de l’Irak. Père aux prises avec la rage de son aînée − en conflit avec lui en même temps qu’en guerre contre les forces d’occupation – et protégé par sa fragile cadette, le héros, las, reprend du service dans un sursaut de vie. Condamné à collaborer pour son salut et celui de ses filles, l’intègre détective navigue sur une ligne étroite, entre ambivalences et zones d’ombre, dans un pays en ruines, gangrené par la corruption et les luttes de pouvoir. Dans le chaos post-Saddam, l’opacité des motivations des protagonistes fait écho à celle de George W. Bush et de ses promoteurs de désastre. Point de vue irakien porté par l’excellent Waleed Zuaiter (Al-Khafaji), ce thriller sous haute tension est aussi innervé par ses seconds rôles, comme ce chauffeur de taxi féru de poésie, et des dialogues ciselés. Rescapé d’un humiliant épisode de torture au cours duquel on lui a arraché la moustache, Al-Khafaji ironise : “Ils me l’ont confisquée ! Sans doute pour l’envoyer à Washington comme exemple de la culture irakienne.”

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