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L'amour en fuite

1978

Cinéma

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Récompenses : César de la Meilleure musique écrite pour un film (1980)

Divorcé, Antoine continue ses marivaudages mais commence à se sentir à l'étroit dans sa silhouette d'éternel adolescent. Suite et fin du cycle Doinel, ponctuée de rappels des films précédents.

On retrouve Antoine Doinel, séparé mais en bons termes avec Christine. Toujours lunaire, il oublie le jour de leur divorce mais se souvient de la date de leur mariage. Il est amoureux d'une jeune disquaire, Sabine, mais refuse pour l'instant de vivre avec elle. Il tombe par hasard sur Colette, son premier amour, devenue avocate…

FLASH-BACKS

Ce dernier volet de la saga Doinel fut réalisé pour des raisons plus commerciales qu'artistiques. La soixantaine de flash-backs des opus précédents (Les 400 coups, Baisers volés, Domicile conjugal) ponctuent le film et en font une balade ludique, un adieu nostalgique au personnage romantique de Doinel, double de Truffaut que Jean-Pierre Léaud s'est si délicieusement approprié. On retrouve l'ancrage des œuvres de Truffaut dans la réalité quotidienne : le cinéaste tourna ce film qui met en scène une séparation sans heurt quelques années après l'instauration du divorce par consentement mutuel. Plus besoin de flagrant délit d'adultère et de détective peu scrupuleux comme dans Baisers volés. L'amour en fuite marque l'entrée des personnages dans la maturité, dans un monde moins romanesque mais plus serein, à l'image de la jeune fiancée d'Antoine, jouée par une Dorothée en chemise de nuit Snoopy – elle était, il est vrai, jeune et déjà animatrice TV pour enfants.

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