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Yougoslavie, de l'autre côté du miroir - Une désintégration inéluctable

2017

00h54

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Moins d'un an après la mort de Tito, survenue en mai 1980, des émeutes éclatent à Pristina.

Les Kosovars réclament le statut de République, qui leur est une nouvelle fois refusé. Parallèlement, la crise économique fait des ravages : inflation vertigineuse, pénurie des biens de consommation, explosion du chômage, grèves… Les Républiques slovène et croate, plus riches, contestent le système de redistribution des ressources. Partout, le poison du nationalisme resurgit. En avril 1987, Slobodan Milosevic, en visite à Kosovo Polje, brise un tabou en prenant fait et cause pour les Serbes du Kosovo. Dès lors, la propagande médiatique fonctionnera à plein régime, présentant les Serbes comme un peuple martyr menacé par ses voisins. Avec l'effondrement du bloc communiste, des élections libres – les premières depuis 1945 – sont organisées. Porté à la présidence croate en mai 1990, Franjo Tudjman ne tarde pas à retirer aux Serbes leur statut de "peuple constitutif de la République". À l'été, les Serbes de Krajina prennent les armes et proclament unilatéralement leur autonomie, avec le soutien de Milosevic. Ce dernier entend désormais réunir tous les Serbes dans une Yougoslavie partielle. Tudjman et lui négocient alors le démembrement de la Bosnie-Herzégovine, mais se heurtent à la résistance du président musulman Alija Izetbegovic. Le 25 juin 1991, la Croatie et la Slovénie déclarent leur indépendance, signant ainsi la fin de la Yougoslavie, qui se disloquera dans un bain de sang au cours de quatre guerres…

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