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Occupied

Série

169avis

Dans un futur proche, la Russie occupe la Norvège avec l'assentiment de l'UE pour s'approprier son pétrole. Un thriller politique en dix épisodes sur un postulat d'une vertigineuse efficacité, imaginé par le maître du polar Jo Nesbø.

Le Premier ministre norvégien, écologiste convaincu, annonce l’abandon de l’exploitation des énergies fossiles au profit d’énergies alternatives. La Russie est mandatée par l’Union Européenne pour occuper le pays et y relancer les forages pétroliers. En quelques heures, Oslo et ses provinces sont mises sous tutelle. Sans chars ni bruits de bottes, sans changements apparents et alors que la vie quotidienne semble suivre son cours, la Russie étend son emprise, mettant désormais politiques et citoyens norvégiens face à un dilemme : résister ou collaborer ? Une série initiée par le maître du polar norvégien Jo Nesbø.

Cauchemar politique
Résister, au risque de tout sacrifier à des idéaux patriotiques et démocratiques abstraits, ou s’accommoder de cette occupation "douce", qui perturbe si peu, en apparence, l’ordre des choses ? Chacun des personnages se retrouve confronté à cette alternative, que la finesse du scénario comme de la mise en scène rend crédible. Orchestrant avec maestria la montée des tensions, en écho vertigineux aux réalités politiques d’une Europe en panne d’idéal, ce thriller extrêmement efficace, s'inscrit dans la grande, quoique jeune, tradition scandinave. La Russie a peu goûté le pitch, s’empressant de dénoncer, par la voix de sa véritable ambassade à Oslo, et avant même la diffusion à domicile, un "programme qui tente d’effrayer les téléspectateurs avec une menace inexistante venue de l’Est".

Jo Nesbø : "Les choses peuvent basculer très vite"

"Le sujet principal d’Occupied n’est pas la Russie, mais la nation démocratique qu’est la Norvège, et cette croyance selon laquelle la civilisation, la démocratie, nos institutions, reposeraient sur une base inébranlable. Le cas de la Yougoslavie nous a démontré l'inverse : il n’a fallu à Slobodan Miloševi? que six mois environ pour désagréger une nation qui se croyait unie. […] Les choses peuvent basculer très vite. On me dit que c’est tiré par les cheveux : 'La Russie, occuper la Norvège ? Ça n’arrivera jamais…' Eh bien, c’est arrivé à l’Ukraine. Alors que l'on croyait cela impossible, combien de temps nous a-t-il fallu pour accepter cette situation ? On est choqué pendant deux jours, et puis cela passe."

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