Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma italien - Partie 1 +

Réalisateurs : Martin Scorsese
Auteurs : Martin Scorsese
Producteurs : TCC FILMS PRODUCTIONS, MEDIATRADE
Nationalité : Royaume-Uni

C'est devant une télévision de 40 cm et en compagnie de ses parents, grands-parents et voisins de l'immeuble sicilien d'Elizabeth Street (New York, Little Italy) que le petit Martin Scorsese, âgé de six ans, découvre le cinéma italien.

Le plus souvent des films en mauvais état, doublés en anglais, remontés et entrecoupés de publicité. Pourtant, l'émotion véhiculée par ces images le fascine. D'autant que ces films sont son premier lien avec sa terre d'origine, la Sicile, que ses grands-parents ont quittée en 1909. En voyant Rome, ville ouverte (1945) et Paisa (1946), qui se situent à la fin de la guerre en Italie, la famille Scorsese, à la fois soulagée et coupable d'être partie de cette terre désormais dévastée, s'émeut. Martin prend conscience de ses origines et apprend de nouvelles valeurs. Il découvre surtout un "monde réel" bien différent des péplums italiens (Alessandro Blasetti) et même des films muets expressionnistes de Giovanni Pastrone grâce auxquels il s'évade : deux extrêmes du cinéma italien qui resteront étroitement liés dans l'esprit du réalisateur. Tout comme il a bouleversé les règles du cinéma, le néoréalisme de De Sica, Visconti, Fellini et bien sûr Rossellini marque à jamais le futur réalisateur pour qui le monde change soudain de proportions. Le temps de longs extraits, mêlant à ses analyses ses souvenirs et ses réactions d'enfant d'alors, Martin Scorsese revient sur les films les plus significatifs de cette époque : ceux de Rossellini, qui évoluent vers un cinéma de moins en moins réel, mais aussi les oeuvres de De Sica - Sciuscia (1946), le Voleur de bicyclette (1947), Umberto D (1951) - et La terre tremble (1948) de Luchino Visconti.