Le Libraire de Belfast +

Récompenses : Prix du meilleur film et Prix du public Festival dei Popoli, Novembre 2012 (Florence)
Prix du public aux Escales documentaires, Novembre 2012 (La Rochelle)
Prix du meilleur film  au festival de film éducatif, Décembre 2012 (Evreux)
Prix du public court-métrage au Festival Indie Lisboa, Avril 2013 (Lisbonne)
 


Réalisatrice :  Alessandra Celesia
Producteurs :  Michel David,  Zeugma Films - Dumbworld (Irlande) - Northern Ireland Screen (Irlande)

Un très beau portrait en creux de Belfast, à travers la figure attachante d’un vieux libraire, d’un punk fou d’opéra et d’une candidate à la Star Ac’ locale…
 

Libraire et bouquiniste dans l’âme, John Clancy, mise impeccable, grosses lunettes et verbe empreint d’un puissant accent irish, expédiait les œuvres de Yeats jusqu’en Californie, avant de devoir fermer boutique pour cause de flambée des loyers à Belfast. Depuis, ses quatre mille volumes invendus – dont son préféré, Bambi de Felix Salten – ont trouvé refuge dans sa petite maison de briques. Une sorte d’arche de Noé littéraire dans une cité submergée par la crise, et hantée par la mémoire de soixante ans de violence, de drames et de poésie en Irlande du Nord. À ses côtés, entre thés et cigarettes, deux frères – l’un punk dyslexique, fou de Puccini et de l’Empire romain ; l’autre rappeur – ainsi qu’une jeune serveuse qui concourt comme chanteuse à la télé locale, discourent sur leurs rêves.

Bonne compagnie
Habilement mis en scène par l’auteure (aussi comédienne de théâtre) et au fil de gros plans sensibles, le film dessine en filigrane le portrait de cette ville meurtrie à travers celui de ses très attachants protagonistes. Un voyage presque immobile qui offre des séquences d’une belle fulgurance, comme cette balade nocturne en rollers du jeune amateur d’opéra à la lumière des réverbères, les drôles et récurrents shampooings du maître de cérémonie, ou encore le regard de toute cette compagnie sur le tsunami au Japon, qui s’invite avec fracas dans leur vie via le petit écran. Tout à la fois vivant et baigné d’une mélancolie prégnante, le film accompagne les quêtes d’identité de chacun, pour chroniquer les fragilités d’un monde en transition.

VOD VOD 48h Moins de détails Plus de détails

Informations techniques
  • Année de sortie : 2011
  • Durée : 53 min
  • Poids du fichier : 513 Mo
  • Couleurs : Couleur
  • Format vidéo : 16/9
  • Format audio : Stéréo
  • Territoires disponibles : Europe Francophone et Germanophone
  • Langue :
    • Sous-titrée français