à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater
à ne pas rater

Ready Player One

2018

Action et Aventure

Etats-Unis

1avis

Un chef d’œuvre de science-fiction visionnaire par le maître Spielberg, hommage foisonnant à la pop culture et à l’univers du jeu vidéo.

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant...

 

La critique des Fiches du Cinéma

Si on osait encore en douter, Ready Player One remet les pendules à l'heure : le patron de l'“entertainment” hollywoodien, c'est Steven Spielberg. L'homme n'avait pas touché au blockbuster depuis une décennie, s'aventurant dans l'animation (Tintin), réalisant un rêve d'enfant en tournant - et ratant - un Disney (Le BGG), et se consacrant plus sûrement à un cinéma de prestige. Dix ans après le quatrième Indiana Jones, Spielberg prend acte du triomphe des super-héros, des jeux vidéo et plus largement de la culture “geek” à Hollywood. En s'appropriant le roman d'Ernest Cline - l'expurgeant des références à sa propre filmographie -, le cinéaste livre un spectacle entraînant, faisant des avatars de ses héros des mythes à célébrer. Par la simple force de sa mise en scène et son souci du moindre détail visuel, il transcende un scénario fragile, qui débute sous de sombres auspices (une voix-off didactique), condense une intrigue trop vaste pour sa durée et accorde peu d'espace au développement de ses personnages. Spielberg passe brillament outre ces défauts, concentré qu'il est sur son voyage au pays des merveilles dans un champ de ruines. L'OASIS, que devrait envier Zemeckis (auquel il emprunte son compositeur fétiche), se révèle un régal visuel, où l'imagination spielbergienne fonctionne à plein régime et sans contraintes, amalgamant les références - aux films, aux jeux vidéo - avec une rare maestria. Si le film paraît échouer à faire de Wade un grand héros spielbergien, c'est parce que les vrais héros sont ailleurs : d'un côté Art3mis, la jeune femme fidèle à ses idéaux ; de l'autre James Halliday, le développeur démiurgique hanté par ses regrets et sa nostalgie, sorte de Spielberg qui, ayant basculé du côté obscur, serait devenu otage de ses propres créations.

En savoir plus...

Galerie photos

Vous aimerez peut-être aussi...