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Full Metal Jacket

1987

Guerre

Etats-Unis, Royaume-Uni

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De Stanley Kubrick, un pamphlet à l’humour ravageur sur la guerre du Viêt-Nam.

En pleine guerre du Viêt-Nam, dans un camp d’entraînement de Caroline du Sud, le sergent Hartman accueille ses nouvelles recrues. En quelques semaines, il devra transformer ces "paquets de merde" en véritables marines. Pour cela, il a une méthode radicale : surnoms vexants, injures, humiliations, punitions, chansons débiles, entraînements intensifs… Les bleus doivent tout supporter. Parmi eux, le soldat Guignol, appelé ainsi en raison de ses talents comiques, tient tête à son supérieur. Baleine, jeune homme enrobé et un peu demeuré devenu le souffre-douleur du sergent, et bientôt celui de ses camarades, sombre peu à peu dans la folie…

 

Sir, Yes, Sir !

Tourné dans la foulée d’Apocalypse now, de Voyage au bout de l’enfer et de Platoon, Full metal jacket n'avait certes pas la primeur du sujet à l’époque. Pourtant, avec son humour glacial ravageur – déployé surtout dans la première partie –, Stanley Kubrick fait mouche et remporte un joli succès commercial. Adapté du livre de Gustav Hasford – bien trop librement selon l’auteur –, ce pamphlet au vitriol, emmené par la musique des Rolling Stones, se démarque des précédents films sur la guerre du Viêt-Nam. D’abord par le souci du cinéaste de renforcer la vérité documentaire : il utilise un son mono et un gros grain typique des films d’actualités, recrute un authentique instructeur militaire pour jouer le sergent Hartman… Par ailleurs, il met pour la première fois en exergue la guerre des images en faisant de son héros, Guignol, un soldat reporter. Avec son casque "Né pour tuer" et son badge "Peace and love", ce personnage incarne la dualité de l’âme humaine face à la guerre et perd peu à peu ses idéaux. Une absurdité militaire qui se fait plus oppressante encore vis-à-vis d’un protagoniste secondaire, le bouleversant soldat Baleine – incroyable Vincent D’Onofrio vu dernièrement dans la série New York section criminelle –, dont le sourire benêt, sous l’effet du lavage de cerveau du sergent, s’effacera pour laisser place à un visage ravagé par la folie meurtrière.

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